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Daniel Arbogast, technicien de rivières du syndicat de la Verse, rejoint l’Entente

Fin 2022, la Communauté de communes du pays Noyonnais avait délibéré pour transférer la compétence GEMA (gestion des milieux aquatiques) à l’Entente pour l’est de son territoire et le Syndicat intercommunal du bassin de la Verse avait délibéré pour transférer la même compétence à l’Entente. La dissolution du syndicat a été actée par arrêté préfectoral du 12 janvier 2024. C’est à ce titre que Daniel Arbogast, technicien de rivières et milieux aquatiques de ce syndicat, nous a rejoint au 1er février. Nous vous invitons à découvrir son parcours et ses missions. 

Entente Oise-Aisne : Quel est votre parcours professionnel ?

Daniel Arbogast : J’ai suivi un BTA (Brevet technicien agricole) de la faune sauvage et un BTSA (Gestion et protection de la nature). Fin 2001, j’ai rejoint la DDAF des Ardennes (Direction départementale de l'Agriculture et de la Forêt - devenue aujourd’hui la DDT). Mon travail consistait à recenser et cartographier les zones inondables. Puis, en février 2002, j’ai intégré le Syndicat intercommunal du bassin de la Verse dans l’Oise, en tant que technicien de rivières. J’intervenais sur l’ensemble du bassin versant de la Verse pour mettre en place des actions d’entretien et de restauration de cours d’eau dans le respect du cadre réglementaire en vigueur en concertation avec les différents acteurs locaux ; et ce jusqu’à mon transfert à l’Entente.

 

EAO : En intégrant l’Entente, vos missions en termes de gestion des milieux aquatiques sur le bassin de la Verse ont-elles évolué ?

D. A. : Mes missions restent les mêmes. Je vais continuer à mettre en place des actions pour favoriser le bon écoulement des cours d’eau et veiller à leur entretien tout en respectant la réglementation de la préservation de l’environnement et de la biodiversité. Ces actions sont très importantes pour les élus et les riverains. Les actions menées dans le cadre de la gestion des milieux aquatique améliorent la qualité écologique de nos cours d’eau et sont souvent complémentaires des actions de prévention des inondations menées par l’Entente. Des travaux d’entretien, de remise en fond de vallée, ou de réouverture de cours d’eau busés favorisent les écoulements dans les zones à enjeux. A l’inverse, des travaux de reméandrage dans les zones de marais permettent de les ralentir en cas de crues ce qui contribue à limiter les inondations sur les communes en aval. Je vais également continuer à conseiller les élus sur les aspects réglementaires en termes de GEMA. Les trois grands projets engagés de reméandrage et de remise de cours d’eau en fond de vallée à Beaurains-lès-Noyon, Bussy, Sermaize et en aval de Guiscard, se poursuivent. Mes missions consistent à faire émerger des projets comme ceux-là, qui s’inscrivent dans le CTEC (Contrat territorial eau climat) dont les actions sont subventionnées par l’Agence de l’eau Seine-Normandie, et qui répondent aux objectifs d’atteinte de bon état des milieux aquatiques issus des directives européennes.

 

EOA : Votre intégration à l’Entente est-elle bénéfique ?

D. A. : Jusqu’à présent, je gérais seul ou en partenariat les différents projets. En intégrant une structure comme l’Entente, avec une forte assise financière, les projets vont bénéficier d’un nouveau souffle. C’est aussi un grand plus pour moi d’intégrer une équipe. Je vais pouvoir échanger sur les projets avec mes collègues du service environnement de l’Entente : Loïc Leroy, directeur du service et Arnaud Leprêtre, technicien de rivières et milieux aquatiques. Nous ne sommes pas cantonnés sur nos secteurs. Nous allons pouvoir nous épauler à la fois sur le terrain et sur le travail d’études.