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Point de situation des études de dangers des systèmes d’endiguement

L’Entente rencontre actuellement les maires, élus et services de l’Agglomération de la région de Compiègne pour présenter l’état d’avancement des études de dangers des systèmes d’endiguement. Les digues représentent 13 kilomètres au total, et concernent 8 communes : Choisy-au-Bac, Clairoix, Compiègne, Margny-lès-Compiègne, Venette, Lacroix-Saint-Ouen et Verberie (60).

Depuis 2019, l’Entente Oise-Aisne travaille avec les bureaux d’études Hydratec et Artelia à la réalisation des études de dangers.  Ces documents ont pour objectif de démontrer aux services de l’État (DREAL), lors de l’instruction des dossiers de classement, que les systèmes d’endiguement sont efficaces et sûrs, jouent bien leur rôle de protection contre les inondations, et sont correctement entretenus et surveillés ; en outre, ils identifient les scénarios de défaillance, par exemple par surverse. En complément, un prestataire a été mandaté pour réaliser un diagnostic approfondi (reconnaissances géotechniques), conformément aux exigences réglementaires, pour connaître les caractéristiques des matériaux et vérifier la stabilité des ouvrages.  

 

Fin 2021 et début 2022, l’Entente a présenté le bilan de la visite technique approfondie, du diagnostic et des premières propositions de l’étude de dangers aux maires de Clairoix, Margny-lès-Compiègne, Venette et Verberie et les services de l’agglomération. Une réunion sera prochainement organisée avec les maires de Choisy-au-Bac et Lacroix-Saint-Ouen.

 

Les échanges ont porté sur la structure des systèmes d’endiguement, la gestion des eaux pluviales (plan de réseaux, localisation des buses, gestion des clapets anti-retour et des baudruches gonflables en cas de crues), le niveau de protection et la zone protégée.

 

L’Entente a également présenté le document d’organisation qui permet d’identifier les missions de chacun et de définir les actions à mener en cas de crise : mise en place des batardeaux, déclenchement des postes de crues pour le pompage des eaux pluviales, surveillance du système d’endiguement...

 

Ces rencontres permettent d’affiner le niveau de connaissance des ouvrages, des crues passées, de relever d’éventuels dysfonctionnements ou de points de défaillance et d’échanger sur des travaux à venir.

 

Pour rappel, l’étude de dangers et le document d’organisation constituent le dossier de classement des ouvrages, procédure indispensable pour que l’ouvrage ait une existence légale en tant qu’ouvrage hydraulique. Le dossier de classement de la digue RD932 à Margny-lès-Compiègne, qui protège plus de 3 000 personnes, a été déposé en juin 2021, son instruction est en cours par les services de l’État.