Les activités > la stratégie de bassin

le projet de Longueil II

Une étude d’orientation a été menée afin d’étudier une augmentation des capacités de stockage du site de Longueil-Sainte-Marie, avec l’agrandissement et la rehausse de casiers existants. L’aménagement d’un dispositif de pompage donnerait la capacité d’agir sur une plus large gamme de crues. L’ouvrage actuel, pouvant retenir jusqu’à 15 millions de m3 d’eau, est constitué de cinq casiers de part et d’autre de l’Oise, à Verberie, Longueil-Sainte-Marie, Chevrières, Houdancourt, Pontpoint et Pont-Sainte-Maxence. Les volumes sont gérés grâce à deux déversoirs et huit vannes, permettant de réguler les crues sur environ 3000 ha.

Le dispositif prévu dans cette seconde tranche vise une adaptation de la périphérie des casiers de Verberie et Pont-Sainte-Maxence, ce dernier pouvant être significativement rehaussé pour offrir un volume d’écrêtement appréciable. Le coût des travaux est néanmoins élevé, aux alentours de 50 M€ de travaux sous hypothèse favorable de fourniture des matériaux de remblais. Mais les gains attendus sont à la hauteur des investissements puisque le dispositif pourrait abaisser la ligne d’eau d’une crue centennale de 19 cm à Creil et apporterait un bénéfice d’environ 10 cm à la Seine elle-même en crue (ici sur une hypothèse d’une crue quinquennale de la Seine).

Le bureau d’études Artelia, chargé de cette étude, a proposé cinq scénarios d’aménagement. Ils prévoient la mise en place de quatre stations de pompage au droit des casiers B (Pont-Sainte-Maxence – avec reprise de la digue de ceinture), C (Verberie) et D bis (Longueil-Sainte-Marie). Ils prévoient également la création d’un casier E (Rivecourt) avec mise en place d’une station de pompage et la création d’une digue de ceinture. Le volume de stockage total attendu est d’environ 30 millions de m3, doublant ainsi la capacité du site actuel.

Le projet d’ouvrage a été présenté aux élus lors du comité de pilotage le 23 mai 2018. Le bureau d’études Artelia a ensuite développé le scénario pressenti, permettant de dégager un compromis technico-économique, lors du comité de pilotage du PAPI d’intention de la vallée de l’Oise le 21 juin 2018. Les études de maîtrise d’œuvre, préalables aux autorisations administratives et à la phase travaux, sont en effet inscrites au PAPI. Elles seront lancées en 2020.

L’évaluation des gains économiques, justifiant de l’intérêt à agir, sera réalisée par l’Entente en régie, à partir de la base de données d’enjeux en cours de collecte.

D’un coût estimatif de 570 000 € HT, les études préliminaires (maîtrise d'oeuvre, étude d'impact environnemental, ...) ont reçu le soutien financier de l’Etat (FPRNM — fonds Barnier, 40%), des régions Hauts-de-France (8,3%) et Grand Est (6,0%), du FEDER (17%) et de VNF (8,7%).

 

Retrouvez toute la documentation disponible relative à ce projet dans notre fonds documentaire.