· 

La GEMAPI s’invite dans les échanges du Bureau

Le Bureau de l’Entente s’est réuni ce 13 janvier en visioconférence. Peu de points figuraient à l’ordre du jour, parmi lesquels la préparation du vote du budget, qui se déroulera lors du comité syndical le 2 février. La réunion a toutefois été largement occupée par des échanges concernant l’épisode de crue de la fin du mois de décembre, qui a suscité des réactions chez plusieurs représentants de communautés de communes membres. Depuis la Serre aval jusqu’à l’Oise moyenne, des problématiques locales sont soulevées et les élus sont en demande de solutions.
Sur la Serre aval, tout d’abord, la problématique des merlons de curage reste saillante. Ces merlons de terre, constitués dans le passé lors d’opérations d’entretien de la Serre, protègent les terres agricoles des faibles crues, mais sont surversés lors des débordements de rivière plus importants (voir notre précédent billet). Bien qu’un système de buses avec clapets anti-retours permette de restituer l’eau vers la rivière, l’écoulement est difficile et les terres agricoles subissent régulièrement des eaux stagnantes et persistantes, préjudiciables pour les cultures. La profession agricole se trouve fort désemparée face à ce problème récurrent. Les syndicats de rivières, qui voient les aides de l’Agence de l’eau à l’entretien de plus en plus conditionnées, peinent à mettre en œuvre des programmes de travaux – dont les embuches administratives n’ont de cesse de s’accroître. Or, le sujet relève surtout de la gestion des milieux aquatiques et donc des syndicats de rivière. L’Entente réunira prochainement la commission hydrographique Serre aval, sous la présidence de Bernadette Vannobel, conseillère départementale de l’Aisne, avec notamment tous les syndicats (syndicat mixte Oise moyenne, syndicat de l’Oise aval axonaise, syndicat de la Serre aval) pour esquisser des solutions.
Sur le secteur de Chauny-Tergnier-La Fère, d’autres difficultés ont été soulevées autour de la gestion des ouvrages non-gémapiens (existence d’un clapet sur l’un des bras de l’Oise non-domaniale notamment). La gestion de cet ouvrage avait déjà fait l’objet d’attentions lors de la crue de mars 2020. Enfin, des problèmes d’entretien des berges et de la rivière se posent, qui suscitent des réactions de riverains. Enfin, le cas d’Appilly a à nouveau été abordé. Les échanges ont porté sur les travaux à mener, face au phénomène d’inondations persistantes dans la commune. L’Entente est dans la recherche de mesures d’urgence autorisables par les services de l’Etat, mais également de solutions plus pérennes qui nécessiteront des travaux à moyen terme au regard du temps de l’instruction et d’obtention des autorisations requises.
Parmi ces sujets, pour le cas des merlons de la Serre ou d’Appilly, la question du ruissellement reste saillante et devrait être traitée de façon complémentaire à celle des inondations. L’Entente n’ayant pas reçu de compétence sur ces secteurs, ni de la part des départements, ni des communautés de communes, elle ne peut légitimement y mener des actions de cette nature. Dans l’Aisne, la compétence de gestion du ruissellement est essentiellement traitée au titre de l’item 1 (L.211-7 du Code de l’environnement), qui figure majoritairement aux statuts des syndicats de rivière.