Notre histoire...

L'installation de l'Entente Oise Aisne

Le financement de cette première étude exploratoire, d’un coût de 600 000 F, reposait sur des participations départementales proportionnelles à l’intérêt des circonscriptions concernées dans la réalisation d’un programme commun d’aménagement et une contribution financière du ministère de l’équipement et de la DATAR.

Les conseils généraux désignèrent les membres chargés de les représenter au Conseil d’administration, les présidents des conseils généraux et les présidents des commissions départementales des finances étant membres de droit. Le siège social fut fixé à Laon, l’ordonnateur des dépenses fut le Préfet de l’Aisne et le Trésorier payeur général de ce département désigné responsable des règlements et recouvrements.

Le 25 septembre 1968, l’Entente adoptait un règlement intérieur, un programme d’étude et un budget. Le programme d'études fut suivi par un comité technique, composé :

  • d'un président : le chef du Service central hydrologique centralisateur du bassin Seine Normandie du ministère de l’équipement et du logement,
  • d'un ingénieur en chef du Service spécial de la navigation Belgique Paris-est,
  • d'un ingénieur en chef de l’aménagement de Charleville,
  • d'un ingénieur du génie rural, chef du Service régional de l’aménagement des eaux centralisateur du bassin,
  • du directeur de l’Agence financière de bassin Seine Normandie.

Les premières études visant la lutte contre les inondations (1968–1979)

Varennes-en-Argonne, sur l'Aire
Varennes-en-Argonne, sur l'Aire

Afin d’évaluer le montant des dommages occasionnés par les crues, le Comité technique effectua une première enquête sommaire en zones rurales avec trois crues de références : décembre 1966 (crue d’hiver), avril–mai 1966 (crue de printemps) et juin 1969 (crue d’été). L’examen des réponses a démontré le caractère prépondérant des dommages aux activités agricoles, les conséquences sur les routes, les entreprises et certains dégâts très importants au bâti (région de Guise et du noyonnais). L’objectif fixé au ressortir de l’étude économique était de classer par rentabilité décroissante les différents ouvrages et travaux nécessaires à la protection contre les inondations du bassin.

En parallèle, un programme important de curage, de recalibrage et d’entretien des rivières Oise et Aisne, complété par des drainages de terres agricoles et des actions sur les affluents sous l’égide du ministère de l’agriculture fut lancé.

Les études entreprises par le Comité technique de l’Entente comprenaient une reconnaissance des sites potentiels d’accueil de barrages réservoirs, pouvant être multifonctionnels (régulation partielle des débits, soutien d’étiage, activités touristiques, etc.) permettant de stocker et d’écrêter d’importants volumes. Une quinzaine de sites furent identifiés et trois furent retenus : Origny-Sainte-Benoîte sur l’Oise, Villers-en-Argonne sur l’Aisne et Varennes-en-Argonne sur l’Aire.

Le projet d’Origny-Sainte-Benoîte comportait une digue de 1 400 m de long et 25 m de haut sur 1 300 ha (volume de stockage : 100 Mm3). La digue du projet de Varennes-en-Argonne avait une longueur prévisionnelle de 500 m par 23 m de hauteur et la surface de stockage du bassin réservoir était de 700 ha (volume de stockage : 46 Mm3). Un autre projet était localisé à Villers-en-Argonne (digue : 230 m de long, 13 m de haut, 1 400 ha de stockage).

Après l'achat de 400 ha, le projet d'Origny-Sainte-Benoîte fut abandonné, notamment suite au constat de coûts importants restant à la charge des collectivités, d’un manque de concertation avec la profession agricole, de la faible efficacité projetée et des besoins en soutien d'étiages moins importants que prévus. Les terrains achetés furent ainsi revendus en 1986.